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Algérie : Bouteflika roule vers un cinquième mandat

Djamel Ould Abbes, secrétaire général du parti majoritaire au parlement, le Front de libération nationale (FLN), a appelé le président Abdelaziz Bouteflika à se présenter pour un cinquième mandat consécutif. Bouteflika a effectué, en chaise roulante, sa première sortie publique dans les rues d’Alger.

Prenant la parole lors d’une réunion samedi, Djamel Ould Abbès secrétaire général du FLN, Front de libération nationale, a demandé à ce que Abdelaziz Bouteflika soit candidat à un cinquième mandat présidentiel. « Il a commencé en 1999 en tant que chef du pays ... et il répondra favorablement à notre demande, » a déclaré Ould Abbes, « Ce désir de voir le président rempiler pour un mandat supplémentaire est formulé par tous les militants, les mouhafedhs, les parlementaires, les élus et les cadres du part » a-t-il précisé avant de poursuivre « Sous la présidence de Bouteflika, l’Algérie, qui a connu une situation proche de la guerre civile en 1997, est devenu l’un des pays les plus stables et sûrs grâce à la concorde civile et la Charte pour la paix et la réconciliation nationale ».

Riccardo Fabiani, un analyste politique a déclaré à Al Jazeera« Il est clair que, en l’absence de consensus autour de la succession à Bouteflika, les différentes factions ont opté pour la continuité du régime pour éviter les divisions à un moment délicat (réformes économiques, les troubles sociaux ...). »

Yousef Bouandel, universitaire et expert de la politique algérienne, estime également que la popularité du président pourrait être utilisée par les vrais personnes au pouvoir pour maintenir le statu quo. « Il n’a pas parlé au peuple algérien depuis mai 2012. Il n’a pas mené une seule interview lors des dernières élections présidentielles en 2014 » ". "Cela donne de la crédibilité à l’idée que Bouteflika est là pour permettre à d’autres personnes de gérer le pouvoir, a déclaré M. Bouandel.

« Un cinquième mandat pour Bouteflika est donc l’option la plus facile, mais en même temps, il est aussi un moyen de reporter le choix d’un successeur de Bouteflika, ce qui sera à un moment inévitable, et d’injecter du sang neuf dans un système de plus en plus sclérosé et inefficace  », a déclaré Fabiani.

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