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Histoire : l’indépendance de l’Angola

Le 11 novembre 1975, la décolonisation portugaise s’achève par l’indépendance de l’Angola. Une période de guerre civile s’ensuit, qui ne prendra fin qu’avec les accords de paix de septembre 1991.

Depuis janvier 1961 et le soulèvement de leur capitale Luanda, les Angolais mènent un combat acharné pour obtenir l’indépendance. L’envoi massif de troupes portugaises sur place (plus de 60 000 hommes) a provoqué une aggravation des tensions et l’essor de différents mouvements nationalistes antagonistes. Après la Révolution des oeillets le 25 avril 1974, le nouveau pouvoir portugais, sous l’égide de son ministre des Affaires étrangères Mario Soarès, décide de mener à bien le processus de décolonisation rapide des dernières colonies portugaises d’Afrique noire.

Mais dès janvier 1975, malgré la mise en place d’un gouvernement de façade représentant les différentes tendances politiques du pays, le chaos s’installe en Angola. La fuite des colons portugais signifie l’écroulement des cadres traditionnels des structures économiques et sociales. La guérilla fait rage dans le pays entre les différentes forces armées qui s’appuient sur le soutien des occidentaux ou de l’URSS. En octobre, face au chaos ambiant, un gigantesque pont aérien est mis en place pour évacuer les derniers colons et officiels portugais.

C’est dans ce contexte troublé que l’indépendance de l’Angola est proclamée, le 11 novembre 1975. Le pays se retrouve divisé entre les forces de l’UNITA (Union Nationale pour l’Indépendance Totale de l’Angola) et du FNLA (Front National de Libération de l’Angola), qui occupent le Nord du pays, tandis que la capitale est aux mains du MPLA (Mouvement Populaire de Libération de l’Angola), dirigé par Agostinho Neto. D’abord en difficulté, ce dernier trouve un soutien logistique décisif auprès des soviétiques et bénéficie de l’afflux de troupes militaires cubaines. Cependant, si le pouvoir est officiellement aux mains du MPLA d’Agostinho Neto, la guerre civile va se poursuivre en Angola, ensanglantant le pays pendant plus de vingt-sept années.

Emeline Vanthuyne. Plus d’information sur le site de l’INA

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